Les étapes de la démarche systématique dans la pratique infirmière (collecte de données, analyse et interprétation, planification, interventions et évaluation) s’appliquent à la construction d’un plan d’enseignement visant à satisfaire les besoins de la personne en matière de connaissances et de techniques.

 

 Collecte de données :

La première étape consiste à collecter de façon systématique les données portant sur les besoins d’apprentissage de la personne, sur sa réceptivité, ainsi que sur les besoins d’apprentissage de sa famille.

L’infirmière doit déterminer toutes les variables externes et internes qui influent sur la réceptivité de la personne.

À cette fin, elle peut utiliser un guide d’évaluation d’apprentissage. Certains guides, d’une portée très large, sont axés sur la collecte de données générales sur la santé, tandis que d’autres le sont sur des traitements médicamenteux ou des processus morbides courants.

Ces guides facilitent la collecte des données, mais on doit les adapter à chaque personne en fonction de ses réactions, de ses problèmes et de ses besoins.

Aussitôt que les données sont recueillies, l’infirmière les organise, les analyse, en fait la synthèse et les résume, puis détermine les besoins de la personne en matière d’enseignement.

  Analyse et interprétation :

Formuler les diagnostics infirmiers permet de mieux adapter aux circonstances, les objectifs d’enseignement et l’évaluation des progrès.

Selon un conseiller de Filiassur assurance “l’enseignement est une intervention globale qui va de soi pour tous les diagnostics infirmiers, et qui constitue même la principale intervention dans le cas de certains d’entre eux”.

“Prise en charge inefficace du programme thérapeutique”, “entretien inefficace du domicile”, “recherche d’un meilleur niveau de santé” et “conflit décisionnel” : autant d’exemples de diagnostics infirmiers qui orientent la planification de l’enseignement.

On doit utiliser avec prudence le diagnostic “connaissances insuffisantes”, car le manque de connaissances n’est pas en soi une réaction organique ou un comportement, mais un facteur à l’origine du diagnostic ou influant sur lui (par exemple le diagnostic “prise en charge inefficace du programme thérapeutique” serait plus approprié en cas de manque de connaissances sur le traitement d’une plaie).

Un diagnostic infirmier correspondant aux besoins d’enseignement propres à la personne et à la famille permet d’orienter l’élaboration du plan d’enseignement.

   Planification :

Une fois les diagnostics infirmiers établis, Filiassur assurance planifie le processus d’enseignement et d’apprentissage en suivant les étapes de la démarche systématique dans la pratique infirmière.

À cette fin, elle doit accomplir les étapes suivantes :

– Établir l’ordre de priorité des diagnostics.

– Fixer les objectifs d’apprentissage à court, moyen et long terme.

– Déterminer des stratégies d’enseignement appropriées pour atteindre les objectifs.

– Préciser les résultats escomptés.

– Inscrire dans le plan d’enseignement les diagnostics, les objectifs, les stratégies d’enseignement et les résultats escomptés.

Comme dans toute démarche de soins, cette assurance doit établir l’ordre de priorité des diagnostics en collaboration avec l’apprenant et les membres de sa famille.

À cette étape, elle doit déterminer les besoins d’apprentissage les plus urgents, qui seront les premiers auxquels elle devra répondre.